Crédit Agricole 19,44 € +3,49 % Air Liquide 172,20 € +0,27 % Airbus 207,80 € +1,86 % Alstom 16,28 € +1,66 % Danone 67,22 € -1,64 % BNP Paribas 109,66 € +0,75 % Carrefour 15,99 € -0,34 % Capgemini 101,85 € -0,15 % AXA 45,26 € +0,09 % Vinci 123,55 € -0,24 % Dassault Systèmes 19,81 € -1,98 % Edenred 29,10 € +3,05 % EssilorLuxottica 166,45 € +1,74 % Bouygues 48,57 € -1,78 % Engie 27,34 € +4,87 % Eurofins Scientific 68,58 € -0,03 % Société Générale 82,41 € +1,62 % Thales 249,30 € +2,47 % Kering 287,60 € -1,05 % Legrand 134,25 € +2,72 % LVMH 473,25 € -0,01 % Michelin 34,73 € +0,67 % ArcelorMittal L'Oréal 385,15 € -2,25 % Orange 16,40 € -3,98 % Publicis 92,50 € -1,09 % Pernod Ricard 67,60 € -0,41 % Hermès International 1 518,00 € -2,10 % Renault 27,69 € -1,00 % Safran 343,90 € +1,06 % Sanofi 74,45 € +2,31 % Saint-Gobain 81,90 € +7,71 % Stellantis 5,17 € +2,18 % STMicroelectronics 47,01 € +3,04 % Schneider Electric 292,45 € +2,76 % Teleperformance 67,02 € +9,90 % TotalEnergies 75,96 € +0,52 % Unibail-Rodamco 105,35 € +0,81 % Veolia 35,22 € -1,62 % Worldline 12,37 € +24,11 %
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Trump relance le contrôle du renseignement américain avec Jay Clayton et mise sur une réforme de la surveillance à fort enjeu budgétaire

eti_news ·

Donald Trump a proposé Jay Clayton pour prendre la coordination du renseignement américain, après une séquence de nominations et de revirements au sommet.

Un profil juridique pour reprendre la main

Le 11 juin, Donald Trump a annoncé vouloir confier à Jay Clayton la fonction de directeur du renseignement national, poste clé de coordination des agences américaines. Jay Clayton est procureur fédéral pour le district sud de New York. Il a aussi présidé la Securities and Exchange Commission (SEC), l’autorité de régulation des marchés financiers américains.

Cette candidature intervient après la démission annoncée le 22 mai de Tulsi Gabbard, qui occupait la direction du renseignement national. Dans l’intervalle, Donald Trump avait indiqué vouloir la remplacer par Bill Pulte, professionnel de l’immobilier sans expérience déclarée en sécurité nationale.

Selon le scénario initial, Jay Clayton devait être auditionné au Sénat le 17 juin, étape préalable à une confirmation. Le jour même, Donald Trump a toutefois annulé cette audition. Le président souhaite d’abord sécuriser le remplacement de Jay Clayton à son poste de procureur par Jamie McDonald, un avocat ayant travaillé sur une affaire judiciaire liée à Donald Trump, et dont la nomination doit aussi être approuvée par le Sénat.

Un cadre de surveillance au cœur de la crise

Au-delà des changements de personnes, l’enjeu porte sur l’équilibre entre pouvoirs de surveillance et garde-fous. Les règles américaines ont alterné entre durcissements et assouplissements, en fonction des crises et des controverses.

Après les dérives de surveillance révélées dans les années 1970, la loi FISA (Foreign Intelligence Surveillance Act) de 1978 a imposé le recours à un tribunal spécialisé pour autoriser les interceptions ciblées. Puis, en 2008, le Congrès a modifié ce cadre avec une extension connue sous le nom de section 702. Elle permet la collecte de communications d’étrangers, sans mandats individuels, sur la base d’autorisations plus générales.

Cette section 702 a alimenté une collecte massive. En 2022, 59 % des articles du rapport quotidien destiné au président s’appuyaient sur des informations issues de la NSA au titre de cette disposition. En parallèle, des critiques ont visé l’ampleur du dispositif et l’accès aux communications impliquant des Américains, via des recherches dites « par la petite porte ».

La Maison Blanche a poussé à un renouvellement sans réforme. Marco Rubio, secrétaire d’État de Donald Trump, a jugé qu’une expiration serait « dévastateur pour la sécurité nationale ». Le dispositif concerne aussi les partenaires du partage de renseignement au sein des Five Eyes (Australie, Royaume-Uni, Canada, Nouvelle-Zélande), dont les systèmes sont étroitement imbriqués avec ceux des États-Unis.

La section 702 a toutefois expiré à minuit le 12 juin, après un blocage politique mêlant opposition à certaines nominations et demandes de garanties renforcées pour la vie privée. Une crainte a alors émergé : que des entreprises télécoms et technologiques hésitent à transmettre des données faute de protection juridique explicite. D’autres estiment que l’impact immédiat pourrait être limité, des autorisations plus larges ayant été validées auparavant par le tribunal FISA, et d’autres mécanismes restant disponibles au cas par cas.

Feuille de route attendue : relance législative et réduction d’effectifs

La nomination de Jay Clayton vise, dans ce contexte, deux objectifs politiques. D’abord, rétablir une dynamique de vote au Congrès en faveur d’un renouvellement de la section 702, sans les modifications demandées par les défenseurs de la vie privée. Des élus, comme Ron Wyden (démocrate) et Mike Lee (républicain), soutiennent des restrictions, dont l’obligation d’un mandat pour accéder aux données d’Américains.

Ensuite, l’administration entend poursuivre la réduction des effectifs du Bureau du directeur du renseignement national (ODNI). Créé en 2005 pour améliorer le partage d’informations entre agences après les défaillances ayant précédé le 11 septembre, l’ODNI a souvent été contesté sur sa capacité à imposer son autorité à des structures disposant des moyens opérationnels et budgétaires, comme la CIA, le FBI, le Department of Homeland Security ou la NSA.

Le 10 juin, Donald Trump a évoqué une « réduction immédiate et nécessaire des effectifs… en renvoyant le personnel dans ses agences d’origine ». Des élus républicains, dont le sénateur Tom Cotton, ont aussi avancé l’idée d’une suppression pure et simple de l’ODNI, option qui nécessiterait un accord du Congrès.

Dans cette séquence, le rapport de force entre agences reste central. Plusieurs observateurs soulignent que l’influence réelle du directeur du renseignement national dépend souvent du soutien politique du président et de la coopération des agences. En toile de fond, l’administration doit arbitrer entre une coordination centralisée et un renforcement des agences les plus puissantes, au premier rang desquelles la CIA, dirigée par John Ratcliffe.

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