Crédit Agricole 19,45 € +3,54 % Air Liquide 172,46 € +0,42 % Airbus 207,15 € +1,54 % Alstom 16,35 € +2,12 % Danone 67,66 € -1,00 % BNP Paribas 110,12 € +1,18 % Carrefour 15,95 € -0,56 % Capgemini 101,70 € -0,29 % AXA 45,10 € -0,27 % Vinci 123,30 € -0,44 % Dassault Systèmes 19,84 € -1,83 % Edenred 28,91 € +2,37 % EssilorLuxottica 165,25 € +1,01 % Bouygues 48,54 € -1,84 % Engie 27,17 € +4,22 % Eurofins Scientific 68,52 € -0,12 % Société Générale 82,85 € +2,16 % Thales 248,50 € +2,14 % Kering 290,60 € -0,02 % Legrand 136,05 € +4,09 % LVMH 476,30 € +0,63 % Michelin 34,52 € +0,06 % ArcelorMittal L'Oréal 388,20 € -1,47 % Orange 16,56 € -3,05 % Publicis 93,26 € -0,28 % Pernod Ricard 67,36 € -0,77 % Hermès International 1 546,00 € -0,29 % Renault 27,48 € -1,75 % Safran 344,70 € +1,29 % Sanofi 74,70 € +2,65 % Saint-Gobain 80,88 € +6,37 % Stellantis 5,08 € +0,42 % STMicroelectronics 47,53 € +4,16 % Schneider Electric 291,65 € +2,48 % Teleperformance 64,10 € +5,12 % TotalEnergies 75,64 € +0,09 % Unibail-Rodamco 105,85 € +1,29 % Veolia 35,71 € -0,25 % Worldline 11,96 € +19,94 %
Économie

Pays de la Loire: une production d’énergies renouvelables doublée d’ici 2035 pourrait reconfigurer les investissements des ETI locales

eti_news ·

Objectif annoncé : dépasser le simple doublement. Entre 2024 et 2035, les Pays de la Loire veulent produire « un peu plus » de deux fois plus d’énergies renouvelables.

Cette trajectoire a été validée par le Comité régional de l’énergie (CRE). Elle s’appuie sur un mix diversifié, mais elle n’est pas automatique.

Un cap 2035 qui engage directement le tissu industriel régional

Pour les ETI ligériennes, l’enjeu dépasse la seule transition énergétique. Il touche la compétitivité, la sécurisation des approvisionnements et la capacité à tenir des trajectoires de décarbonation.

En effet, quand une région structure une trajectoire énergétique sur dix ans, elle influence les décisions d’investissement. Cela concerne les sites industriels, les logisticiens, l’agroalimentaire et les acteurs de la construction.

Ce type de plan agit aussi sur la chaîne de valeur locale. Il crée des besoins récurrents en ingénierie, maintenance, automatisme, chaudronnerie, électricité industrielle et services énergétiques.

Un mix EnR assumé : biomasse, solaire, éolien, biométhane, pompes à chaleur

La trajectoire régionale repose sur un mix combinant biomasse, solaire, éolien, biométhane et pompes à chaleur. Le choix d’un panier multi-technologies réduit la dépendance à une seule filière.

Pour les ETI, ce mix a un effet concret : il multiplie les points d’entrée. Une entreprise peut se positionner sur la fourniture d’équipements, l’exploitation, la valorisation de coproduits, ou la réduction des consommations via la chaleur renouvelable.

La biomasse et le biométhane parlent notamment à l’agroalimentaire et à l’agriculture organisée. Ils peuvent transformer des flux organiques en énergie, tout en améliorant la gestion des déchets.

Le solaire et l’éolien, eux, tirent la demande en raccordement, stockage, conduite d’installations et gestion de l’intermittence. Les pompes à chaleur, enfin, mettent la chaleur au centre, sujet critique pour de nombreuses ETI.

Les faits : une trajectoire validée, mais « conditionnée »

Le point clé du document est moins l’ambition que sa nature. Le CRE a validé une trajectoire visant « un peu plus qu’un doublement » de la production d’énergies renouvelables entre 2024 et 2035.

La région affiche aussi une prudence explicite : la trajectoire « reste toutefois conditionnée ». Autrement dit, l’objectif dépend de prérequis qui peuvent ralentir, décaler ou limiter les volumes réellement installés.

Pour les dirigeants d’ETI, cette mention compte. Elle signifie que la visibilité sur les chantiers, les raccordements et les calendriers reste partielle.

Elle rappelle aussi que l’exécution dépend souvent de facteurs externes. On pense aux autorisations, à l’acceptabilité locale, aux délais de réseau et à la disponibilité des compétences.

Analyse : opportunités, contraintes et arbitrages pour les ETI

Première opportunité : l’effet volume. Une trajectoire à horizon 2035 donne un carnet de commandes potentiel aux fournisseurs régionaux. Elle peut aussi justifier des investissements productifs, car la demande s’inscrit dans la durée.

Deuxième opportunité : la chaleur et le biométhane. Beaucoup d’ETI ont des besoins thermiques élevés. Les pompes à chaleur et la biomasse peuvent réduire l’exposition à la volatilité des énergies fossiles, si les projets sont bien dimensionnés.

Troisième opportunité : la compétitivité-carbone. Les donneurs d’ordres exigent de plus en plus des preuves de décarbonation. Une région qui augmente ses EnR facilite, indirectement, la stratégie climat des sous-traitants et industriels.

Mais la contrainte majeure reste l’exécution. Quand une trajectoire est « conditionnée », les ETI doivent gérer un risque de stop-and-go. Cela complique le recrutement, la montée en capacité et l’industrialisation de certaines offres.

Autre point d’attention : la concurrence pour les ressources. Les filières EnR attirent ingénieurs, techniciens et chefs de projet. Les ETI devront sécuriser les compétences, au risque de tensions sur les délais et les coûts.

Enfin, le mix multi-technologies impose une approche plus fine. Les entreprises devront arbitrer entre plusieurs segments. Le retour sur investissement, la complexité réglementaire et les risques opérationnels varient fortement selon la filière.

Perspectives : une trajectoire qui peut structurer des décisions dès maintenant

À court terme, l’enjeu est de transformer l’ambition en pipelines de projets. Les ETI attendront des signaux clairs sur les calendriers, les capacités réseau et la stabilité des règles.

En parallèle, la diversification du mix ouvre un jeu plus large. Des ETI peuvent bâtir des stratégies hybrides : sobriété, électrification des usages, chaleur renouvelable et contrats d’approvisionnement.

D’ici 2035, le résultat dépendra de la capacité à lever les conditions implicites. Si ces verrous se desserrent, la région pourrait accélérer et créer un effet d’entraînement industriel.

À l’inverse, si les contraintes persistent, la trajectoire restera une cible. Dans ce cas, les ETI devront privilégier des projets robustes, rapides à déployer et compatibles avec leurs impératifs de production.

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