Crédit Agricole 14,92 € +0,44 % Air Liquide 174,68 € +0,63 % Airbus 192,46 € -1,19 % Alstom 16,10 € +1,13 % Danone 62,24 € -0,22 % BNP Paribas 83,52 € +1,15 % Carrefour 13,84 € +1,10 % Capgemini 123,95 € -2,25 % AXA 41,71 € -0,74 % Vinci 106,45 € +0,47 % Dassault Systèmes 24,44 € +1,58 % Edenred 25,91 € -2,48 % EssilorLuxottica 181,20 € +2,29 % Bouygues 40,30 € +0,40 % Engie 22,81 € -1,30 % Eurofins Scientific 84,70 € +1,73 % Société Générale 59,66 € -0,10 % Thales 228,00 € +0,57 % Kering 178,12 € -16,57 % Legrand 124,10 € +0,36 % LVMH 383,00 € -1,24 % Michelin 31,27 € -0,57 % ArcelorMittal — L'Oréal 436,30 € +5,64 % Orange 14,21 € -1,11 % Publicis 100,85 € -0,64 % Pernod Ricard 67,64 € +0,06 % Hermès International 1 238,50 € -3,96 % Renault 25,92 € -2,81 % Safran 271,80 € -10,00 % Sanofi 74,12 € -1,11 % Saint-Gobain 66,92 € +0,78 % Stellantis 3,55 € -6,06 % STMicroelectronics 39,47 € -1,24 % Schneider Electric 231,40 € -1,85 % Teleperformance 80,58 € +1,74 % TotalEnergies 83,45 € +4,34 % Unibail-Rodamco 90,10 € -0,02 % Veolia 32,09 € +0,85 % Worldline 10,25 € -10,96 %
Industrie

Catana mise sur quatre nouveaux modèles pour relancer ses ventes de bateaux après un recul de 18 % et l’incendie de son site industriel

eti_news ·

Chez Catana Group, la baisse de 7,4 % du chiffre d’affaires ne résume pas le ralentissement industriel. Le constructeur de Canet-en-Roussillon affiche 162,1 millions d’euros de revenus en 2025-2026, mais les ventes ordinaires de bateaux reculent de 18 %. Derrière cet écart, une opération exceptionnelle sans marge impose de distinguer activité publiée et dynamique commerciale.

Un chiffre d’affaires à lire au-delà du total publié

La publication du chiffre d’affaires du 14 octobre 2026 détaille cette différence. Le groupe comptabilise près de 17 millions d’euros de cessions de matières et d’en-cours de production. Cette facturation découle d’une réorganisation logistique avec un sous-traitant extérieur au périmètre coté, liée au déploiement d’un nouveau progiciel de gestion intégré. Des charges équivalentes neutralisent intégralement son effet sur la marge.

Hors cette opération, l’activité bateaux atteint 138,8 millions d’euros, contre 169,5 millions un an auparavant. Les services progressent, en revanche, de 14,6 %, à 6,2 millions d’euros. Cette croissance apporte un soutien, sans compenser le recul du métier principal.

Le contexte reste difficile. Catana évoque notamment les taux d’intérêt, l’attentisme des acheteurs et les tensions géopolitiques. Toutefois, les prises de commandes s’orientent mieux depuis près de six mois. Les premiers salons de la rentrée confortent cette tendance, selon le groupe. Celui-ci évoque une possible stabilisation du marché, et non une reprise majeure immédiate.

Quatre nouveautés pour diversifier les débouchés

Face au ralentissement, Catana poursuit sa diversification plutôt que d’attendre uniquement le redémarrage des catamarans de loisir à voile. Son programme de lancements pour la saison 2026-2027 couvre quatre marchés distincts. Le YOT 53, présenté à Cannes en septembre 2026, ouvre son offre de catamarans à moteur habitables.

Ensuite, le BALI 4.3 doit inaugurer une nouvelle génération au printemps 2027. La marque SEATY prévoit une version habitable de ses habitats flottants début 2027. Enfin, le BALI 7.0 doit faire sa première apparition au Cannes Yachting Festival de septembre 2027, sur le segment des grandes unités. Ces échéances restent des objectifs annoncés par l’entreprise.

La logique stratégique consiste donc à multiplier les usages et les clientèles, tout en conservant une spécialisation dans les catamarans. Pour cette ETI industrielle, l’enjeu dépasse le renouvellement des modèles : il s’agit de réduire sa dépendance historique au seul marché des voiliers de vacances.

À Canet-en-Roussillon, sécuriser d’abord la production

Le calendrier industriel constitue cependant une contrainte supplémentaire. L’incendie du 2 juillet 2026 a détruit deux bâtiments du site de Canet-en-Roussillon. Deux bâtiments modulaires doivent devenir pleinement opérationnels au premier trimestre 2027. Le sinistre pèsera davantage sur l’exercice 2026-2027, même si Catana indique disposer d’assurances couvrant les pertes d’exploitation.

À plus long terme, le groupe privilégie son projet de nouvelle usine plutôt qu’une reconstruction permanente des bâtiments détruits. Il entend y réunir les productions concernées et les grandes unités prévues dans sa stratégie. Cette articulation entre solution temporaire et investissement durable doit permettre d’éviter le cumul de chantiers industriels.

Une transformation industrielle à financer dans le creux du cycle

La feuille de route présentée en septembre 2025 prévoit plus de 130 millions d’euros d’investissements à l’horizon 2030. Attention au périmètre : ce programme relève du groupe familial Poncin et de ses principales structures, et pas uniquement de la société cotée Catana Group. Il prévoit quatorze nouveaux modèles sur six segments.

En Vendée, le projet de Saint-Jean-d’Hermine associe recherche-développement, usinage et fabrication d’outillages. L’objectif annoncé consiste à raccourcir les délais de développement et à réduire la dépendance envers des sous-traitants spécialisés. Pour une ETI, cette maîtrise accrue constitue un levier industriel, mais exige aussi une discipline d’investissement lorsque les volumes baissent.

Catana attend des nouveaux lancements des relais de croissance dès 2027-2028. Le groupe ne communique toutefois aucun objectif chiffré de chiffre d’affaires ou de rentabilité pour 2026-2027. La prochaine étape sera donc de convertir l’amélioration commerciale en livraisons, tout en rétablissant les capacités de production : deux conditions distinctes pour concrétiser le rebond espéré.

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