Emballage bas carbone : LGR Packaging structure sa trajectoire SBTi pour répondre aux attentes des clients luxe, santé et boissons
Dans l’emballage, la décarbonation n’est plus un sujet de communication. Elle devient un critère d’achat, surtout dans la pharmacie, les soins et le premium. LGR Packaging annonce s’inscrire dans cette dynamique en engageant un processus de validation d’objectifs climatiques via la Science Based Targets initiative (SBTi).
La pression monte dans la pharmacie, les soins et le premium
Les donneurs d’ordres des filières luxe, cosmétique et santé intègrent désormais l’empreinte carbone dans leurs appels d’offres. Cette évolution pousse les acteurs du packaging à structurer leurs trajectoires de réduction d’émissions, au-delà des seules actions d’éco-conception produit.
Pour une ETI industrielle, l’enjeu est double. D’un côté, il s’agit de rester référencé chez des clients exigeants, souvent internationaux. De l’autre, il faut sécuriser les investissements industriels, alors que l’énergie, les matières et la conformité extra-financière pèsent de plus en plus sur les marges.
Ce que fait LGR Packaging : une démarche SBTi pour cadrer la trajectoire
LGR Packaging, positionné sur les étuis pour la pharmacie et les produits de soin, ainsi que sur l’emballage premium pour vins, spiritueux et cosmétiques, indique vouloir réduire ses émissions de CO2 en faisant valider ses objectifs par la SBTi.
Sur ses activités, l’entreprise met en avant une production annuelle de « plus de 2,5 milliards d’étuis pliants en carton compact », avec deux marchés privilégiés : « pharmacie/soin » et « emballage Premium ». Cette base industrielle implique des volumes importants, donc des leviers potentiels significatifs sur l’énergie, les achats de papier-carton, l’optimisation matière et la logistique.
Dans un document d’entreprise, LGR précise s’engager auprès de la SBTi à fixer des objectifs de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre. L’entreprise ajoute que ses trajectoires de décarbonation seront communiquées une fois validées par la SBTi.
Pourquoi la SBTi compte pour une ETI : un standard qui “verrouille” la crédibilité
La SBTi vise à aider les entreprises à définir des objectifs de réduction d’émissions alignés sur les exigences de l’Accord de Paris. La logique est simple : transformer une intention en cible mesurable, cohérente avec les scénarios climatiques, et validée selon une méthodologie reconnue.
La SBTi rappelle que son ambition est d’aider les entreprises à limiter le réchauffement « bien en dessous de 2 °C », avec un objectif plus ambitieux visant 1,5 °C. Cette référence à 1,5 °C s’inscrit dans l’esprit de l’Accord de Paris, adopté en décembre 2015, dont l’objectif est de contenir la hausse des températures « bien en dessous de 2 °C » et de poursuivre les efforts pour la limiter à 1,5 °C.
Pour les ETI, la valeur de ce cadre est opérationnelle. Il clarifie le périmètre des émissions à couvrir, met sous discipline les hypothèses, et facilite le dialogue avec les clients, les assureurs-crédit, les banques et, le cas échéant, les investisseurs.
Lecture ETI : ce que cette annonce change concrètement
D’abord, la démarche SBTi peut devenir un avantage compétitif dans les secteurs à forte exigence de conformité, comme la pharmacie et les soins. Dans ces marchés, la traçabilité, la qualité et la documentation font déjà partie du quotidien. Ajouter une trajectoire carbone validée s’inscrit dans la même logique de preuves et d’auditabilité.
Ensuite, l’emballage premium est un marché où la valeur perçue repose sur les finitions, les matières et la différenciation. La décarbonation y est plus délicate, car elle ne doit pas dégrader l’expérience produit. Une trajectoire structurée peut aider à arbitrer entre innovation (allègement, substitution, encres, optimisation) et maintien des standards esthétiques et techniques.
Enfin, cette annonce met en lumière un point clé pour les ETI industrielles : la compétitivité carbone se joue autant dans l’usine que dans la chaîne d’approvisionnement. La SBTi s’appuie sur les principes de comptabilisation des émissions et de définition d’objectifs, en cohérence avec les référentiels de type GHG Protocol. Cela renvoie directement aux sujets achats, spécifications matières, et relations fournisseurs.
Perspectives : une étape, pas un aboutissement
LGR explique que ses trajectoires seront communiquées après validation. La prochaine étape attendue sera donc la publication d’objectifs chiffrés, avec un calendrier et un périmètre clairement définis. C’est à ce moment que le marché pourra comparer l’ambition et la faisabilité, et que les clients pourront intégrer ces éléments dans leurs propres trajectoires.
Dans un secteur où les exigences RSE deviennent contractuelles, la séquence est logique : engagement, validation, puis déploiement industriel. Pour les ETI du packaging, le signal est clair. La décarbonation n’est plus un “plus”. Elle devient une condition de compétitivité, particulièrement lorsqu’on travaille pour la santé, les soins et le premium.

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