Export, droits de douane et contrat new-yorkais : Fermob consolide sa croissance internationale malgré les tensions commerciales aux États-Unis
127 millions d ’euros de chiffre d ’affaires en 2025, 50 % des ventes e0 l ’international a0: l ’export n ’est pas un relais, c ’est le moteur de l ’ETI Fermob. Et, aux c9tats-Unis, un contrat renouvel e9 avec la Ville de New York vient confirmer que la marque sait d e9fendre ses positions, m eame lorsque la pression tarifaire remonte.
Cette r e9ussite raconte une histoire famili e8re aux ETI industrielles a0: fabriquer en France, vendre au monde, et absorber des chocs exog e8nes sans renoncer e0 l ’ambition.
Un march e9 am e9ricain plus incertain, mais toujours strat e9gique
Depuis 2025, le commerce transatlantique se complique avec un durcissement des droits de douane am e9ricains sur l ’acier et l ’aluminium, e9l e9ments structurants pour une partie du mobilier ext e9rieur. Des mesures li e9es e0 la section a0232 ont ainsi port e9 des droits e0 25 % e0 compter du 12 a0mars a02025, puis e0 50 % e0 partir du 4 a0juin a02025 selon plusieurs synth e8ses professionnelles.
Pour les ETI exportatrices, l ’enjeu n ’est pas seulement le niveau de taxation. Il tient aussi e0 l ’instabilit e9 a0: changements de p e9rim e8tres, extensions e0 des produits d e9riv e9s, menaces de nouvelles salves. Dans ce contexte, les entreprises doivent arbitrer en permanence entre prix, marges et profondeur de gamme.
Les faits a0: une ETI de l ’Ain, 500 collaborateurs, et New York comme vitrine
Fermob, fabricant de mobilier d ’ext e9rieur, s ’appuie sur une base industrielle dans l ’Ain. L ’entreprise revendique 500 collaborateurs (int e9rimaires et CDD inclus) et un chiffre d ’affaires de 127 a0millions d ’euros en 2025.
Son positionnement est clair a0: l ’export repr e9sente d e9sormais 50 % du chiffre d ’affaires, alors qu ’il e9tait inexistant e0 l ’international il y a pr e8s de 30 a0ans. Aux c9tats-Unis, Fermob r e9alise 10 % de son chiffre d ’affaires.
C ’est dans ce cadre que s ’inscrit le renouvellement d ’un contrat embl e9matique avec la Ville de New York, relation entretenue de longue date. L ’histoire remonte notamment e0 la pr e9sence de Fermob sur des salons am e9ricains d e8s 1993, un point de d e9part qui a contribu e9 e0 l ’int e9r eat de la m e9tropole pour ses produits.
Le symbole, enfin, passe par un produit a0: la chaise Bistro, pr e9sent e9e comme ab a0l e9g e8re, r e9sistante et amovible a0 bb. Son usage est associ e9 e0 des espaces urbains e0 forte intensit e9 et e0 la recherche d ’interactions et de lien social.
Analyse a0: ce que le cas Fermob dit des strat e9gies ETI face au risque tarifaire
Le premier enseignement est industriel. Une ETI qui fabrique en France et vend aux c9tats-Unis ne peut plus piloter l ’export comme un simple flux commercial. Elle doit le traiter comme une cha eene de valeur compl e8te a0: achats mati e8res, conception, logistique, distribution et service.
Ensuite, la question du ab a0pricing power a0 bb devient centrale. Les droits de douane, quand ils montent, se traduisent m e9caniquement par une hausse du co fbt d ’acc e8s au march e9. Or une marque qui a install e9 une r e9f e9rence produit dans des lieux iconiques peut mieux r e9sister a0: elle dispose d ’un capital de confiance, et d ’une capacit e9 e0 justifier une gamme et un niveau de service. Autrement dit, la commande new-yorkaise joue aussi le r f4le d ’une assurance r e9putationnelle.
Le troisi e8me point concerne la gouvernance. Depuis la reprise en 1989 par le p e8re de l ’actuel directeur g e9n e9ral, Baptiste Reybier, Fermob a tenu une trajectoire de long terme orient e9e export. Cette continuit e9 est un avantage ETI a0: elle permet d ’investir sur des march e9s lents e0 maturer, et d ’accepter des cycles irr e9guliers sans remettre en cause la strat e9gie.
Enfin, le cas met en e9vidence un arbitrage fr e9quent chez les ETI a0: s e9curiser un client public embl e9matique e0 l ’
